Donneurs de bonheur

Quelle jolie formule pour aborder un sujet ô combien délicat. Je voudrais parler ici d’un sujet qui me tient à coeur, la PMA. Je connais plusieurs couples qui doivent en passer par ce parcours pour tenter de voir aboutir leur rêve de parentalité. Certains touchent au but, d’autres galèrent encore et toujours.

Ce parcours est une succession d’épreuves. Et surtout, il s’étire à l’infini dans le temps. Notamment, dans certains cas, à cause d’une insuffisance des dons de gamètes.

L’Agence nationale de biomédecine lance une grande campagne pour encourager les dons d’ovocytes et de spermatozoïdes à l’intention des couples infertiles engagés dans un parcours d’assistance médicale à la procréation nécessitant un don de gamètes.
Vous connaissez certainement dans votre entourage des couples qui ont (ou qui ont eu) des difficultés à avoir un enfant. Alors, quel plus beau cadeau offrir à ces couples que celui de connaître le bonheur d’être parents ? En 2015, vous aussi, devenez « donneur/donneuse de bonheur »!
Don de gamètes

Don de gamètes

Don de gamètes

Don de gamètes

Voici le lien vers les sites dédiés avec toutes les informations ainsi que des témoignages : dondovocytes.fr et dondespermatozoides.fr.
Plus personnellement, je me pose la question du don depuis que je connais mieux le parcours PMA. Maintenant que je lis beaucoup de blogs et que je suis le parcours de proches et amis, je me sens de plus en plus concernée. Le passage à l’acte reste encore hypothétique, lâchement je suis encore effrayée par le traitement, ses effets et ses conséquences. Ce don n’est pas anodin. Aussi bien pour ceux qui en ont besoin que pour ceux qui sont à l’origine du don. Je continue donc à réfléchir.

Merci à la Reine de la PMA d’avoir relayé cette campagne sur son blog et de m’avoir si gentiment envoyé les informations nécessaires pour en parler ici.

Source : agence-biomedecine.fr

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Ma grossesse, mon nirvana

Je crois que quand je disais à mon homme que je voulais un bébé, je me trompais. En fait, ce que je voulais, c’est être enceinte. Mais ça, je ne l’ai compris que bien après la naissance de notre fils.

Je voulais à tout prix être enceinte, j’avais une trouille bleue de ne jamais connaître cette expérience. A tel point que, même avant d’avoir jeté ma dernière plaquette vide, je pensais déjà à l’angoisse d’apprendre que quelque chose clochait chez nous côté fertilité.

Il faut dire que nous avions connaissance de quelques couples d’amis qui avaient des difficultés. Je lisais aussi déjà des blogs sur le thème de la PMA. D’une part, je voulais comprendre ce que nos amis traversaient et d’autre part, cette peur sourde restait tellement ancrée en moi que c’était une nécessité de me renseigner. Comme si savoir allait éloigner ce spectre.

Pourtant, en y regardant de plus près, 80% de nos amis ont conçu leur bébé en C1 ou C2, allez C3 grand maximum. On a beau se dire que « ça viendra quand ça viendra », ça me foutait la pression bordel !

Finalement, rien de tout cela ne s’est produit, un petit oeuf s’est niché ni trop tôt ni trop tard et à priori sans encombre. Nous étions les escargots du groupe, mais je m’en foutais royalement. Point de départ de 9 mois de rêvasseries.

D’abord, 3 mois d’attente jusqu’à la première écho. J’étais fébrile, fiévreuse, compulsant les forums, traquant les symptômes que je n’avais pas (oui pourquoi profiter de 3 mois sans nausées, sans douleur au ventre quand on peut se pourrir le cerveau ?!). Et surtout, 3 mois de peur, peur complètement irrationnelle de découvrir à l’écho soit un oeuf clair, soit un coeur arrêté. Pourquoi cette peur ? Je ne sais pas vraiment. Cela représente pour moi l’une des épreuves les plus brutales de la grossesse. Se projeter pendant 3 mois et découvrir subitement que non, tout s’arrête là. J’étais plutôt préparée à découvrir du sang mais, ça!, comment s’y préparer ?

Là encore, rien de tout cela ne s’est produit, nous avons découvert ébahis sous nos yeux des bras, des jambes, une tête, un corps, un clignotement, ce bruit de galop, une clarté nucale parfaite, tout ce qu’il faut là il faut. Nous étions incrédules, surtout que ce petit être bougeait ! Summum de la surprise pour nous. Moi l’émotive, je n’ai pas versé une larme, je riais sans vraiment réaliser que ce bébé-là était au creux de moi, sous ma peau qui se soulevait à chaque rire et faisait tressauter la sonde.

Désormais, plus de peurs irrationnelles, certes des inquiétudes, des craintes, des doutes, mais rien qui ne me dépasse totalement. Et moi quand j’ai le contrôle, je suis au nirvana !