and welcome 2015 !

Nous y voilà, 2015 est là. Je vous souhaite une excellente nouvelle année, que la vie vous soit douce.

De notre côté, je n’aurais pas cru cela possible mais nous avons attaqué 2015 avec deux enterrements. Le 2 janvier ! Voilà. Encore de la tristesse. J’ai l’impression que ça n’en finira jamais ! Même si ce coup-ci, cela rentre dans l’ordre des choses puisque il s’agit de gens âgés. Mais tout de même… On va dire que 2014 nous faisait son dernier coucou…

Les vacances ont été bonnes donc (si on met de côté le 2 janvier). Bénéfiques même. Et parfois usantes aussi. Nous avons quelques jours rien que tous les 3, sans famille, juste nous, les amis, notre rythme. Que ce fut bon ces moments rien qu’à nous. Je nous souhaite de retrouver cette zénitude tout au long de cette année. Cela ressemble à une résolution, moi qui suis si prompte à ne pas les tenir.

Puisqu’on en parle, en voici quelques unes, en vrac… A quoi bon les classer, de toute façon, elles ne verront pas février !

– relativiser, me zénifier : je m’améliore déjà un peu mais il reste du chemin encore… peut être la seule résolution que je tiendrai, étant donné que finalement ce sont les épreuves de ces derniers temps qui m’y pousse presque malgré moi

– être bienveillante : avec moi, avec mon corps, avec mon homme, avec mon fils. De la douceur que diable !

– corollaire de la bienveillance, s’écouter : suivre ses intuitions, être attentive aux petits signaux.

– parler, dialoguer, s’exprimer : moi la grande boudeuse, je m’améliore sacrément et je dois reconnaître que cela évite bien des disputes. Oh bien sûr, elles existent toujours mais se font bien rares désormais. A poursuivre.

Et pis, c’est tout. Rien sur le sport, la nourriture, le sommeil. Parce que, après tout, s’écouter et être bienveillante avec soi-même, ça englobe tout le reste. Etre en phase avec moi-même, voilà mon seul mantra de 2015.

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Atterrissage

Ça y est, je ne plane plus. Enfin. Car autant au début c’est rigolo cet état un peu second, autant à la longue, ça devient très agaçant. J’ai eu un pic jeudi dernier et la journée a été rude. Je me voyais tourner de l’oeil chaque minute. J’ai même pensé rentrer chez moi et puis j’ai tenu le coup toute la journée.

Plus je me concentrais, plus je m’occupais, et moins j’avais de vertiges. A croire qu’ils sont là pour te pousser à te bouger les fesses et ne pas flemmarder sur ton bureau !

Je pense donc pouvoir dire que je suis sortie de la zone de turbulences. Et retournée à la vie normale. J’ai retrouvé mon impulsivité légendaire, mes démarrages au quart de tour, voir mon côté lunatique si détestable. J’essaie de maîtriser tout ça. J’ai identifié les situations qui me font dégoupiller (au hasard, un repas qui vire au lancée de purée en 2 secondes, par exemple) et je tente de prendre du recul. Je me fais un briefing intérieur, je dédramatise et le plus souvent ça marche.

Bon bien sûr, rien n’est parfait et il m’arrive de m’énerver à nouveau. La différence, c’est que désormais je sais que je peux gérer. Mes réactions ne sont plus source de stress et de questionnement. Et qu’est-ce que c’est reposant !

Imposture

Je suis de nature complexée. Clairement. Et pour beaucoup de choses. J’aimerais vraiment savoir d’où cela vient. Je suis mal à l’aise avec mon corps, avec mon esprit, avec ma personnalité. Je suis constamment dans la recherche de l’approbation dans le regarde des autres. Que ce soit au boulot ou dans ma vie perso. Il paraît que ça s’appelle le syndrome de l’imposteur.

Non seulement c’est terriblement usant mais en plus, je suis persuadée de me brimer moi-même pour faire plein de choses. J’ai l’impression de ne jamais être à la hauteur. Que je n’assurerai pas comme il faut. Que je suis là par une combinaison de hasard, destin et coïncidences.

Pourtant les faits sont là. Je donne satisfaction au boulot, on me donne de plus en plus de responsabilités, c’est qu’à priori, je fais bien l’affaire… Je suis entourée d’ami(e)s qui m’apprécient (ou alors, ils donnent sacrément bien le change!), de mes proches qui m’aiment. Des projets plein la tête. Bref, tout va bien.

Et malgré tout, je me sens comme une braqueuse. Qui aurait fait un hold-up pour avoir cette vie parfaite. Je ne réclame pas une vie différente ni mieux remplie. Juste de me sentir enfin légitime d’être là où je suis.

Je voudrais seulement être en paix avec moi-même. Il y a certains jours qui débutent vraiment bien. Face au miroir, je suis indulgente avec mon reflet au point de me trouver plutôt pas mal. Ces jours-là, je déborde d’énergie, d’efficacité, je prends des initiatives, en un mot, je m’éclate. Et puis, il y a ces jours où rien ne va. Mes complexes me sautent à la figure et je tombe dans une spirale négative.Tout y passe, mon corps devient potelé et dépourvu de toute harmonie, mes défauts ressortent, ma personnalité me semble totalement inintéressante, je suis tout à coup débordée de boulot, inorganisée.

Ma parade, c’est de laisser passer cette journée. J’enfile une tenue doudou, mon uniforme jean-blouse-sneakers, je dégaine le matos pour le ravalement de façade et je fais le dos rond.

C’est un des thèmes importants que je voudrai aborder avec la psy. Je sens bien que beaucoup de choses tournent autour de ça. Mon manque de confiance en moi, peu importe d’où il vient finalement, c’est un peu ma croix. Je voudrai en faire un challenge. Pour prendre ma vie en main. Définitivement.