Avec ou sans ?

A plusieurs reprises, je me suis trouvée sans AD pour quelques jours. A chaque fois, c’était une question de fin de boîte. J’oublie systématiquement d’anticiper l’achat de la prochaine boîte. Bilan : 2 à 3 jours sans.

Alors, ça donne quoi moi sans AD ? Ça donne que c’est pas terrible. Je ne sais pas si c’est une coïncidence ou pas, mais à chaque arrêt, J. a été dans un jour un peu grognon et je me suis montrée bien moins patiente à son égard qu’à mon habitude. Alors, certes, il y a les nuits entrecoupées en ce moment, beaucoup de trajet et donc de la fatigue, mais bon, je me demande finalement si je suis capable d’arrêter les AD.

Ce que je crois surtout, c’est que j’ai besoin de me retrouver. J’essaie tant bien que mal d’identifier d’où vient mon manque de patience. Déjà que je suis d’un naturel impulsif et impatient… Il faudrait que tout roule, vite, sans accroc. Dès que ça s’écarte du chemin que j’ai imaginé, ça me gonfle.

Je manque clairement de temps pour moi et ça me pèse de plus en plus. J’ai remarqué que je perds particulièrement patience quand le programme ne prend pas la direction que j’ai planifié dans ma tête. Quand ça ne va pas assez vite. Quand je perds du temps.

Je rêverai d’une journée toutes les deux semaines (on peut rêver non?) juste pour moi, pour bouquiner, dormir, rêvasser, juste ne plus penser à l’heure du repas, à l’heure de la sieste, regarder le temps s’étirer devant moi. C’est là que je réalise la chance qu’ont les couples qui ont leurs proches à proximité. Je réalise le bonheur que cela peut être de se dire qu’en cas de besoin, on peut profiter d’une après midi, d’un dimanche, d’une soirée, au pied levé. Je savais qu’on faisait partie de ces « malchanceux » de la géographie familiale avec des parents à plus de 700 km mais je ne mesurais pas à quel point ça me pèserait. Je pense que je tiens là ma difficulté. J’ai besoin d’être seule et de me ressourcer.

Je songe donc de plus en plus à me mettre en quête d’une baby sitter de confiance pour avoir la possibilité de succomber à ces moments de liberté. En attendant, j’ai en ligne de mire une semaine, fin juillet. Une semaine où ma belle-mère sera là et durant laquelle je compte bien lui déléguer un maximum de choses pour tenter de récupérer un peu.

Reste la question des AD. Et plus largement la question de ma gestion de mon temps. Je suis trop gourmande, à l’évidence. Je veux tout. M’occuper de mes J. M’occuper de moi. Bouquiner. Farfouiller internet. Dormir. Ne rien faire. Il va falloir que je fasse des choix. Et j’ai du mal à m’y résoudre. AD ou pas AD, je ne peux pas tout faire. Ce sera donc lire ou ranger les papiers. A votre avis, je choisis quoi ?…

Publicités

Chamboulez moi

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s