C’est la fête ! ah bon ?

Vous n’avez pas pu y échapper, hier c’était la fête des mères. C’était aussi les élections européennes, mais apparemment la politique a largement perdu face aux fleurs et aux déjeuners en famille.

Or, donc, c’était jour de fête pour les mamans. J’ai bien sûr appelé la mienne pour la lui souhaiter. J’ai repensé à l’évolution du cadeau de ce jour-là. Petite, il y avait les cadeaux-merdouille, comme je les appelle, ces petits objets absolument inutiles, mais absolument touchants tellement ils sont chargés de souvenirs. Puis il y a eu les vrais cadeaux, choisis par moi, payés par papa. Au début, on a mille idées. Après quelques années, on galère, on a épuisé le stock de bijoux, box, parfums, massages à offrir. On finit avec les fleurs, remises en main propre quand on habite encore chez papa-maman ou pas trop loin, puis c’est le simple coup de fil quand on est loin, quand on vieillit.

Le geste s’épure, il ne reste alors que l’essentiel de l’essentiel, la pensée pour sa maman, la parole douce à entendre, le témoignage de notre amour pour elle. Certains sont des bavards et trouvent qu’on devrait le témoigner chaque jour, d’autres sont plus pudiques, et ce jour devient l’occasion de le verbaliser au moins une fois dans l’année.

J’ai aussi pensé à ma belle-mère. Si elle avait su ça, ma mère aurait sûrement ressenti une pointe de jalousie. Mais leurs caractères sont tellement différents que parfois, elles se complètent parfaitement pour devenir la mère parfaite à mes yeux, enfin presque… J’ai été touchée qu’elle soit touchée par mon petit mot. Une façon pour moi de lui témoigner mon attachement, j’ai tellement peu d’occasion de le faire.

Et on m’a donc souhaité à moi aussi ma fête. Ma première fête des mères. Je n’attendais pas ce jour avec impatience, il n’est pas source d’émotion pour moi. De toute façon, j’avais déballé mon cadeau-merdouille le vendredi, trop impatiente de le découvrir. Évidemment, je l’ai adoré, j’adore les cadeaux-merdouille, j’adore les cadeaux en général (coucou mon chéri !), et j’adore les surprises surtout. Peu importe l’objet, peu importe le prix, j’adore découvrir.

Je vais donc soigneusement choisir une malle pour entreposer mes cadeaux-merdouilles. Finalement, les émotions, elles seront là. Dans la découverte du cadeau, dans le choix de son endroit pour être exposé, dans le choix de la malle. L’accumulation des souvenirs, année après année. Quand j’y pense, c’est un peu glauque, cette malle, c’est un peu un cercueil pour ces objets. On les expose, on les admire, puis on range les plus vieux pour faire de la place, on vient se recueillir dans les moments de nostalgie, ils vont nous suivre de déménagement en déménagement. Ce que j’aime dans ces objets inutiles, ce sont les souvenirs qu’ils permettent de garder. J’ai l’impression qu’avec eux, on oublie moins. J’ai le souvenir fugace, alors avec eux, je sais que j’oublierai moins.

Mais en tout cas, ce jour si spécial ? Bof. Je crois que je peux le dire, je m’en fous de la fête des mères.

Edit : je lis beaucoup d’articles sur le thème de la fête des mères. Je m’aperçois que la symbolique de ce jour peut être incroyablement douloureuse. Alors je me permets d’avoir une pensée pour tous ces couples qui doivent attendre, qui sont mis à l’épreuve et qui rêvent de ce jour si spécial, si particulier, parce que le jour où ils y seront, c’est qu’ils tiendront au creux de leurs bras le cadeau le plus précieux.

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