C’est la rentrée !

Nous sommes début novembre, j’ai fait mon cartable, celui de mon fils, demain c’est le grand jour. Je reprends le boulot.

J’ai préparé un maximum de choses à l’avance, en bonne perfectionniste et organisatrice, tout est en ordre pour le lendemain. Soirée banale, je suis contente de reprendre mon activité. Mes journées vont être à nouveau structurées, tracées, je n’aurai qu’à suivre le mouvement, ça va être presque reposant pour moi.

Le premier matin a été un peu désorganisé, mais nous sommes arrivés à l’heure chez la nounou, c’est bien là l’essentiel. Je commence à me connaître, je savais que ce premier jour serait agréable pour moi. Pas de larmes à l’idée de laisser mon fils seul chez une inconnue, pas de larmes à l’idée de ne pas être auprès de lui. Je fais une entière confiance à notre nounou, je sais que J. est entre de bonnes mains, l’adaptation s’est bien passée, il est très ouvert et sociable, aucune inquiétude de ce côté là.

Tout cela m’aurait perturbée il y a encore quelques semaines mais là, je suis sereine. Sûrement pour la première fois de ma vie de maman. Mais depuis la naissance, je suis capable de laisser mon fils à une personne en qui j’ai confiance, sans larme, sans peur irrationnelle, donc je savais que cette rentrée ne serait qu’une formalité émotionnellement parlant.

Là où tout s’est corsé, c’est qu’il a désormais fallu nous organiser dans cette nouvelle vie de parents qui travaillent. Désormais, le soir quand on rentre, plus moyen de s’affaler tranquillement dans le canapé à zoner devant la télé, pour se vider la tête. Non, maintenant, il y a J. avec au choix, le bain, une balade, des jeux, bref il y a J. qui réclame tout naturellement de l’attention.

Et en face, il y a S. et J., qui eux, n’étaient pas forcément prêts à cet espèce de don de soi et son temps, à ce dévouement… Là, je mets le doigt sur ce qui, pour moi, a été le plus compliqué dans mon rôle de maman. J’aurai l’occasion de le développer plus longuement par la suite, mais il s’agit du nerf de la guerre.

Je savais qu’un bébé réclamait de l’attention, je savais que notre vie changerait à jamais. Ce que je ne savais pas, c’est à quel point les rôles seraient redistribués, à quel point on devrait changer de point de vue, à quel point on devrait donner, à quel point on devrait prendre sur soi, à quel point on serait pousser dans nos retranchements !

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