La vie normale

Le mois de septembre a été placé sous le signe de la douceur. Enfin au calme, enfin à 3, enfin aucun impératif à venir.

Profiter, savourer, cocooner, bichonner le corps et l’esprit. A la faveur d’un congé paternité, j’ai pu partager mes inquiétudes, confronter les points de vue. Mais à deux mois, la vie d’un bébé reste encore très calme. Moins de siestes certes, davantage d’éveil, d’observation. Premiers sourires qui vous chavirent le coeur. Le quotidien reste rythmé essentiellement par les couches, les dodos et les biberons. J. mangeait bien, dormait bien, s’éveillait normalement. Tout suivait son cours.

J’ai du mal à me souvenir de mes questionnements de l’époque. J’ai l’impression qu’ils sont venus plus tard. Ce dont je me souviens par contre, c’est ce sentiment de n’être plus qu’une fournisseuse de lait et de couches 🙂 Il me semble que j’avais déjà l’impression d’être overbookée. Mais maintenant que je travaille à nouveau, que nous sommes rodés à cette nouvelle organisation, j’ai le souvenir d’une période plutôt calme. Comme quoi, on s’habitue à tout et on se rend compte qu’on apprend, qu’on s’accommode, qu’on se faisait une montagne de pas grand chose. La mémoire est effacée, allégée de ce dont il est désagréable de se souvenir.

Probablement que si on se souvenait de tout ça très précisément, on ne ferait pas de second ou de troisième ? La nature est-elle si bien faite que ça pour qu’on se souvienne uniquement du joyeux ? En tout cas, là, en ce moment même, septembre et octobre 2013, c’est un peu le trou noir dans ma tête. C’est flou, juste le souvenir d’une routine couche/biberon. La hâte quand même de voir rentrer l’homme le soir, pour discuter avec un adulte. Les jours qui se succèdent, les fesses dans le canapé, quelques formalités pour préparer le retour au boulot, la hâte de revoir les collègues pour partager des discussions d’adultes et surtout retrouver le rythme trépidant.

Moi qui adorait glandouiller chez moi, je me surprends à avoir envie d’un rythme de vie effréné, peut-être pour retrouver le bonheur que représente cette minute, le soir, quand on pose nos fesses dans le canapé moelleux, promesse d’une soirée dans les bras douillets de son amoureux, après une journée bien remplie.

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