Et maintenant, on fait quoi ?

Je sais que j’ai déjà publié plusieurs billets mais ça me fait un bien fou de parler de tout ça. Réfléchir aux mots justes, c’est réfléchir à ce que j’ai réellement ressenti, c’est revenir sur tout ça, précisément, décortiquer mes réactions, chercher à comprendre pourquoi.

Alors, j’enchaîne, avant que cette sensation d’apaisement ne cesse…

Nous sommes rentrés à la maison un dimanche midi. Tous les 3. Je tenais à ce moment sans vraiment trop savoir pourquoi. Je voulais qu’on soit uniquement tous les 3. Je ne sais pas si c’était pour le savourer ou parce que je le redoutais, mais je nous voulais à 3. Pas plus, pas moins. J’avais réussi à tenir nos familles éloignées jusqu’au lendemain. Je dis réussir, car il m’a fallu batailler pour que personne ne débarque alors que j’étais encore à la maternité. Mais je savais que, sinon, ce serait l’enfer. Quand je dis « personne », je pense à mes parents et beaux-parents. Ce sont eux que je redoutais le plus.

Nous avons donc eu une après-midi, une soirée, une nuit et une journée pour apprivoiser notre début de vie à 3 dans notre appartement. Je me souviens avoir posé le siège-auto sur le canapé et m’être demandé ce que je devais faire maintenant. J. dormait paisiblement, on l’a allongé dans la nacelle et on s’est posé. Dans le silence. Je ne savais pas par quoi commencer. Alors j’ai attendu.

Le premier biberon a donné le top départ. Ensuite, on s’est laissé porté, couches, biberon, siestes, machinalement, comme à la maternité. Il y a une photo où je dors sur le canapé, la nacelle à côté de moi, un des chats de l’autre. Un dimanche après-midi comme tant d’autres, à un détail près.

Aucun autre souvenir de notre retour à la maison. Hormis les sushis que j’ai dévoré le soir, après 9 mois à fantasmer sur du saumon cru. C’était orgasmisque ! Cette sensation et ce goût dans ma bouche, ça, je m’en souviens ! Le franchissement de la porte avec notre bébé avec nous, ça par contre, trou noir… Affligeant !

Disons que je me souviens des gestes, mais pas de ce que j’ai ressenti. Je me souviens avoir tenté de mettre notre fils directement dans son grand lit sur suggestion de monsieur. Échec cuisant comme je le prédisais. Nous avons donc commencé par une nuit dans la nacelle. Nuit plutôt tranquille avec un ou deux réveils pour les biberons, mais je n’en garde pas un souvenir douloureux, notre fils n’a jamais eu des nuits difficiles. Il dormait déjà 4h d’affilée.

La première journée a été bonne, je suppose. Je ne m’en souviens pas non plus. J. dormait aussi beaucoup le jour, pas de coliques à déplorer, ni autre désagréments qu’un nouveau-né peut avoir. Un bébé parfait finalement.

C’est à partir du lundi soir que ça a commencé à se gâter… Ma belle-mère est arrivée, trépignant de connaître son petit-fils, la tête pleine de conseils, prête à bourrer la mienne de doutes. J’aurais dû me méfier des conseils. Si seulement j’avais su !

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