Non vraiment, rien à signaler

Tout était sous contrôle, j’étais enfin libérée de mes peurs irrationnelles. Il ne restait qu’à gérer des inquiétudes, mais ça, je sais faire. Je pouvais donc savourer sereinement la succession de joies qu’apporte la grossesse. Car oui, j’ai eu la chance de vivre une grossesse idyllique dans le sens où j’ai été épargnée par tous les symptômes. Oui, TOUS ! Vous pouvez me jeter des pierres, je n’ai pas eu de nausées, pas de douleurs de dos, pas de maux de ventre, pas un seul saignement suspect, pas de vergetures, pas de sciatique, pas de fatigue, pas de rétention d’eau, pas de prise de poids incontrôlable pour laquelle on vous fout au régime sans vous demandez votre avis, pas de diabète gestationnel, rien ! A chaque rendez-vous de suivi avec ma sage-femme, malgré sa rafale de questions, ma réponse était invariable : non vraiment, tout va bien, rien à signaler.

Allez, si quand même, j’avais un ventre plus gros que la moyenne (une hauteur utérine de dingue pour être précise, mais un bébé et une quantité de liquide dans les clous, allez comprendre…) et donc quand je m’allongeais pour dormir ou me reposer, je ne pouvais pas respirer trop à mon aise… Paye ton désagrément ! Voilà, avec tout ça (ou plutôt sans !), je pouvais me concentrer sur l’essentiel, mon bébé, mes sensations et moi.

La première sensation que j’ai guettée, bien sûr, ce sont ses mouvements. J’avais bien lu quelques trucs sur la question, mais entre les bulles, les chatouillis, les gargouillis et autres ressentis en i, j’étais un peu perdue. Pour au final constater que, chez moi, ce sont les bulles qui ont gagné. Un jour, dans mon lit, j’ai senti un pop, puis un second. J’ai poursuivi ma lecture sans y prêter attention, j’ai pris ça pour des gaz. Ouaip, j’ai assimilé mon bébé à un prout. Ca démarrait bien cette histoire ! Et puis ça s’est reproduit, encore et encore, de plus en plus souvent, jusqu’à ce que je tilte que ce que je prenais pour des manifestations de mes intestins venait de la chair de ma chair.

A posteriori, je me dis que, déjà, je ne le comprenais pas ce petit, ça aurait dû m’alerter pour la suite. Tant qu’il communiquerait par signes, je ne le comprendrais pas ! Je n’ai tout simplement pas l’intuition, le feeling, le mood, bref, j’ai pas le décodeur…

 

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Une réflexion sur “Non vraiment, rien à signaler

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